Il s’agit du premier écrit officiel de T CAPOTE. Non édité de son vivant, il a été retrouvé et
édité tout récemment. La question se pose tout de même de savoir s’il est bien respectueux d’un auteur de « récupérer » ses écrits pour les éditer alors que celui-ci est décédé et ne
peut plus donner son avis, d’autant plus pour des auteurs aussi contemporains.

Au-delà de la polémique, il s’agissait de ma première lecture de cet auteur. Avant de m’attaquer à De sang-froid, j’ai préféré me tester sur
un « minuscule opuscule »(copyright BMR & MAM). Et je suis plutôt satisfaite de ma lecture. Bien sûr
l’histoire éternelle de la bourgeoise s’amourachant d’un ouvrier de la plèbe n’a rien de bien original et on y retrouve tous les poncifs, parfois maladroits de l’homme rustre
mais bon, de la demoiselle riche mais fantasque. Mais le style est flamboyant. En peu de lignes, il parvient à tracer le portrait de ses personnages et à retenir l’attention de
ses lecteurs.
La lecture est très rapide mais très agréable et la fin relativement surprenante. Mon
personnage préféré est le meilleur ami de l’héroïne, Peter qui oscille entre dandy décadent et amoureux transi.
Cette lecture m’a donc encouragé à poursuivre, et je continuerais avec Breakfast at Tiffany’s, ici porté aux louanges par Chiffonnette.
Je ne sais pas par où commencer et je crois que je ne saurais pas mieux finir. De la même manière,
si on me demandait de quoi parle ce roman, je trouverais difficilement une réponse, car il parle à la fois de rien et de tellement de choses. On y parle de famille, d'amour, de sexe, de
chirurgie, de squash, de musique, de poësie... entre autres.

Il s'agit pour moi d'un très bon roman, car même si l'on ne sait pas trop où aller, il fait réfléchir, sur beaucoup de sujets différents et sur ces rapports aux autres et
au monde. J'ai notamment beaucoup apprécié la réflexion sur les conséquences du 11/09 filée tout au long du récit.
Avec une plume très juste, I MC EWAN décrit les tours et détours de l'esprit torturé de son héros: le chirurgien. Chaque instant est décomposé,
trituré, dissequé pour transcrire une action, une idée ou un sentiment. Le rythme de la narration en est par conséquent très soutenu, entretenu par cet esprit brillant qu'elle
analyse. L'introspection tourne parfois à l'obsession juste avant de se révéler indispensable, sans tomber dans le travers du descriptif à outrance. Sur une
durée réelle de 24 heures ( le samedi donc), l'auteur parvient à nous faire découvrir une vie entière voire plusieurs vies par petites touches significatives, par toiles de
fonds, toujours avec pudeur et sans jugement. Au final on se retrouve souvent dans les réactions de l'un ou l'autre des personnages, dans certains jugements hatifs ou
excessifs.
"Contrairement à ce qui se passe dans les romans de Daisy, on n'a pas si souvent l'occasion de mettre les choses au
point dans la vraie vie: les malentendus sont rarement levés. Ce qui ne veut pas dire qu'ils restent douloureusement présents. Ils se contentent de s'estomper."
Le richesse du roman joue également sur la frontière très mince qu'il existe aujourd'hui entre la vie intime et la vie publique: vie intime sans
cesse pénétrée de touches extérieures: les actualités, la violence banalisée ou encore la promicuité. Et la vie publique elle-même ramenée parfois au niveau de l'individu dans ses plus infimes
replis. Nul n'est plus protégé et plus vulnérable que l'homme du XXI ° siècle!
Dasola l'a lu et a aimé, ainsi que Sophie . Thom a été carrément conquis et nous l'explique dans un très bel article (:-D), en revanche, Clarabel n'a pas été convaincue.
Vous pouvez aller lire cet article du Figaro sur le
sujet.
A voir ici: Expiation, l'adaptation
cinématographique de l'un des romans de I MC EWAN
Il semble que cette année, Avril ait encore moins que d’habitude dérogé à la règle. Ceux qui se sont découverts de leur fil ont pu s’en
apercevoir douloureusement. E soleil n’a pas été au rendez-vous, à part sur quelques week-end. Mais cela n’a pas arrêté les passionnés de la toile qui en ont profité pour découvrir et nous faire
découvrir de belles pépites.
La lecture du Journal d’Helen Berr a beaucoup ému parmi les plus chevronnées des lectrices. Pour
Amanda , « Lire ce livre est sans doute un devoir de mémoire, de respect ». Et aussi bien Papillon, qu’Alice
et Anne en sont sorties bouleversées.
Sur cette même période, la contagion LCA'esque a permis la découverte d’un roman très américain sur des grandes thématiques universelles, la famille et la guerre :
Wisconsin de Mary Relindes Ellis. Fashion, Tamara et Joelle en sont tombés amoureuses.
Outre ces œuvres très attirantes, mon cœur a flashé aussi pour Philippe de C LAURENS que Tamara raconte si bien . Quant au roman I heart you, You haunt me de Lisa Schroeder, je dois dire que si
je pouvais je l’aurais lu tout de suite après l’article de Clarabel, comme toujours si prompte à nous communiquer ses enthousiasmes ! Côté
cinéma, pas de grand bouleversement chez les bloggeurs ce mois-ci, pas même pour mon film préféré du mois : Sans Armes ni haine ni violence, ou encore Pénélope de M PALANSKY qui
n'a pas enflammé les foules.

Hélas, ce triste mois d’Avril fut encore appesanti par la disparition d’un grand homme : Aimé Césaire. Peu connu, il a quand même une belle place dans le cœur des bloggeurs ( Bibliomane, Lily) et des grands de la politique.
Finissons sur une note tendre pour repartir avec de belles images en tête. Passons dire bonjour à Choupynette et surtout à Cerise qui a fété ses un an !
Ce n'est pas pour commenter le livre que je n'aie pas lu (contrairement à Florinette) que
j'utilise ce magnifique titre - de Magali DURU- mais pour vous conter une de ces journées sans fin qui finissent trop vite, comme on en aimerait d'autres. Une journée pleine de soleil et de
rires, sans éclats ni d'orages ni de voix. Une journée où l'on se rappelle la valeur des choses simples: amour, amitié, nature. Cela peut sembler naïf mais je suis sûre que nombre de lecteurs se
reconnaitront!
Nous avons visité la Ménagerie du Jardin des
Plantes
Synopsis d'Allocine:
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut
compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis.
En substance, on s'en doute, une remise en question de la vie moderne, une réflexion sur ce qui importe dans une vie, sur ce qui "compte vraiment"... Oui sauf que, ce qui compte
vraiment est déjà dans la bande-annonce. Un film somme toute intéressant et émouvant mais loin d'être aussi époustouflant que le film de
JP CLAUDEL.
J'ai finalement été déçue car aussi bien les acteurs que la bande-annonces présagaient un très beau moment. A mon avis, il est tout à fait raisonnable d'attendre le DVD!
Après la Chine grenier -ou plutôt le coffre à jouets- de l'Asie, voire du monde, il semble que le Cambodge voit dans la production
d'hydroélectricité une voie d'expansion économique sans précédent. En effet, avec le Mékong qui traverse le pays et offre un potentiel de 5 000 méga watts de production annuelle, et encore cette
même puissance grâce aux autres fleuves du pays, il est aisé de penser que le Cambodge utilisera cette manne pour le développement de son économie.
De là à dire que c'est l'occasion de mettre en place une dynamique de développement durable, il n'y a qu'un pas que le gouvernement cambodgien n'a pas encore franchi. En effet, si l'électricité
permet d'étendre l'accès à l'énergie dans la population cambodgienne, les études d'emplacement des barrages par rapport aux populations installées, ainsi que la négociation des marchés
semble encore très opaque pour les organisations écologiques et humanitaires, alors même que 14 projets ont été lancés sur le territoire.
Encore une fois, la sortie d'un pays de la misère n'échappe pas à la règle de la mondialisation: loin de l'économie équilibrée et durable, un groupe d'individus se prépare à tirer parti des
richesses d'un territoire sans en faire profiter les populations indigènes.
Source: Courrier International du 24/04/2008, from Asia Times Online - Andrew
NETTE
Rappelez-vous...
C'était il y a quelques mois... les voeux de nouvelle année et les inscriptions à toutes sortes de challenges et bidulbucs. Sage, je ne m'étais inscrite qu'à celui du Nom de la Rose et j'avais
lancé ma lecture à thème sur le pouvoir des mots!
Pour savoir où j'en suis et trouver les liens vers les notes concernées:
Au nom de la Rose
Lectures à thème (1): le pouvoir des
mots