Samedi 15 mars 2008
Je me suis rendue hier au Salon du Livre pour la seconde fois. L'année dernière, j'étais comme une folle: tous ces livres partout, brrrou, j'en avais
des frissons dans le dos. C'est donc avec un peu plus de recul que j'aie pu apprécier cette année le salon.
Le pays à l'honneur est Israël. Israël, l'état, spécialement fété pour ces 60 ans d'existence. Evidemment l'on s'en doute ce choix aura soulevé nombre de polémiques. la question pour moi se pose en ce sens: l'état d'Israël a été créé il y a 60 ans par l'ONU pour contrebalancer (en simplifiant) le désastre de la Shoah pour la communauté juive. Forcément, l'Etat a été créé sur une terre ayant déjà des "propriétaires". Du coup cela a entrainé des mécontentements. Ajouté à cela une certaine une certaine arrogance des gouvernements israéliens quant aux populations musulmanes présentes sur les territoires israéliens, on peut comprendre que la situation se soit envenimée. Voilà, ca c'est pour les 60 dernières années. Mais les religions et cultures juives et musulmanes en terre sainte ne datent pas de la fin de la seconde guerre mondiale.
La question est donc: L'organisateur a t-il voulu mettre à l'honneur une culture multimillénaire ou marquer son opinion dans le conflit israëlo palestinien...? Dans le premier cas, je ne vois pas d'opposition à émettre, car la culture arabe, ou persane a elle aussi eu ces heures de gloire. Dans le second cas, hum, je ne suis pas sûre qu'un salon international en faveur de la culture et de l'ouverture soit l'endroit le plus approprié pour le faire. Ce premier article amène à s'interroger sur le bienfondé de cette interrogation face à des populations qui souffrent. Celui-ci vous donnera un son de cloche plus précis sur les raisons de l'excitation médiatique. Apparemment, la finalité du choix n'est claire pour personne et les organisateurs noient le problème en parlant de fausse polémique médiatique. Et vous, qu'en pensez-vous?
Mais outre cette dimension politique complexe, le Salon aura apporté cette année une nouveauté qui m'a beaucoup enthousiasmée: La place des Livres. L'année dernière, il y avait effectivement des débats et conférences tenus sur différents stands. La nouveauté: ces débats sont désormais tenus indépendammnt des modes de médias (par ex. France Télévisions, ou L'EXPRESS...) et proposent une salle de 200 places. j'ai assisté à deux discussions-débats très contrastées:
Regard sur le monde: La littérature des cités et les nouvelles cultures urbaines
Menée par M HAMIDI (Bondy Blog), la discussion réunissait R DJAIDANI (auteur de Viscéral, Le seuil), N JONE SGORLIN (auteur de Mérovée Léo Scheer), C NAGAU (auteur Lexik des cités, Fleuve Noir) et Tibo BERARD(éditions Sarbacane, collection EXPRIM')

Il est assez difficile de reporter ici le tumulte d'idées qui a été évoqué pendant ce débat. En effet, loin du cliché des "témoins" de situations difficiles, le plateau a réapidement évolué vers une discussion sur l'acte de création, sur la force de l'écriture, la solitude de l'auteur et sa souffrance au quotidien. Les arguments ont fusé sur les sources d'inpiration: cinéma, jeux vidéos, retranscrits dans les thèmes mais aussi dans les style. Loin de se limiter à un copié-collé des textes de rap. Quelques phrases clè du débat:
R DJAIDANI a dit des auteurs au "pixel caramel":
"Je suis dérangeant parce que je réfléchis [ et non parce que je viens des banlieues]"
"[des écrits qui restent inscrits] comme un piercing indélébile dans sa mémoire"
Pour parler de la population qui peuple les textes de sa collection, Tibo BERARD dit : "De spersonnes qui marchent dans une ville, qui ne se parlent pas et de teps en temps se cognent"
La sensation globale sur cette interview est celle d'auteurs et d'éditeurs jeunes et ouverts prêts à l'expérimentation et au partage, prêts à nous amener à leur monde par la main, que celui-ci soit la banlieue ou simplement leur imagination.
Les auteurs ont la parole: Comment faire éditer son premier roman?
Si vous avez un avis sur le sujet, je suis curieuse de le lire.
Mais un Salon du Livre n'en serait pas un sans une bonne dose de coups de coeur... et d'achats immpulsifs (ne les détaillons pas pour ne pas vous donner d'idées!). Coup de coeur pour la maison AUTREMENT qui semble bien porter son nom. Des romans, mais aussi des chroniques des documents, et sur tellement de sujets pertinents et intéressants que n'en choisir que deux a été un déchirement:


Il y avait aussi des dédicaces, des dessinateurs, des émissions radio en direct, mais comme on dit si bien, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et ... Merci aux jolies accompagnatrices ;-)!
Le pays à l'honneur est Israël. Israël, l'état, spécialement fété pour ces 60 ans d'existence. Evidemment l'on s'en doute ce choix aura soulevé nombre de polémiques. la question pour moi se pose en ce sens: l'état d'Israël a été créé il y a 60 ans par l'ONU pour contrebalancer (en simplifiant) le désastre de la Shoah pour la communauté juive. Forcément, l'Etat a été créé sur une terre ayant déjà des "propriétaires". Du coup cela a entrainé des mécontentements. Ajouté à cela une certaine une certaine arrogance des gouvernements israéliens quant aux populations musulmanes présentes sur les territoires israéliens, on peut comprendre que la situation se soit envenimée. Voilà, ca c'est pour les 60 dernières années. Mais les religions et cultures juives et musulmanes en terre sainte ne datent pas de la fin de la seconde guerre mondiale.
La question est donc: L'organisateur a t-il voulu mettre à l'honneur une culture multimillénaire ou marquer son opinion dans le conflit israëlo palestinien...? Dans le premier cas, je ne vois pas d'opposition à émettre, car la culture arabe, ou persane a elle aussi eu ces heures de gloire. Dans le second cas, hum, je ne suis pas sûre qu'un salon international en faveur de la culture et de l'ouverture soit l'endroit le plus approprié pour le faire. Ce premier article amène à s'interroger sur le bienfondé de cette interrogation face à des populations qui souffrent. Celui-ci vous donnera un son de cloche plus précis sur les raisons de l'excitation médiatique. Apparemment, la finalité du choix n'est claire pour personne et les organisateurs noient le problème en parlant de fausse polémique médiatique. Et vous, qu'en pensez-vous?
Mais outre cette dimension politique complexe, le Salon aura apporté cette année une nouveauté qui m'a beaucoup enthousiasmée: La place des Livres. L'année dernière, il y avait effectivement des débats et conférences tenus sur différents stands. La nouveauté: ces débats sont désormais tenus indépendammnt des modes de médias (par ex. France Télévisions, ou L'EXPRESS...) et proposent une salle de 200 places. j'ai assisté à deux discussions-débats très contrastées:
Regard sur le monde: La littérature des cités et les nouvelles cultures urbaines
Menée par M HAMIDI (Bondy Blog), la discussion réunissait R DJAIDANI (auteur de Viscéral, Le seuil), N JONE SGORLIN (auteur de Mérovée Léo Scheer), C NAGAU (auteur Lexik des cités, Fleuve Noir) et Tibo BERARD(éditions Sarbacane, collection EXPRIM')
Il est assez difficile de reporter ici le tumulte d'idées qui a été évoqué pendant ce débat. En effet, loin du cliché des "témoins" de situations difficiles, le plateau a réapidement évolué vers une discussion sur l'acte de création, sur la force de l'écriture, la solitude de l'auteur et sa souffrance au quotidien. Les arguments ont fusé sur les sources d'inpiration: cinéma, jeux vidéos, retranscrits dans les thèmes mais aussi dans les style. Loin de se limiter à un copié-collé des textes de rap. Quelques phrases clè du débat:
R DJAIDANI a dit des auteurs au "pixel caramel":
"Je suis dérangeant parce que je réfléchis [ et non parce que je viens des banlieues]"
"[des écrits qui restent inscrits] comme un piercing indélébile dans sa mémoire"
Pour parler de la population qui peuple les textes de sa collection, Tibo BERARD dit : "De spersonnes qui marchent dans une ville, qui ne se parlent pas et de teps en temps se cognent"
La sensation globale sur cette interview est celle d'auteurs et d'éditeurs jeunes et ouverts prêts à l'expérimentation et au partage, prêts à nous amener à leur monde par la main, que celui-ci soit la banlieue ou simplement leur imagination.
Les auteurs ont la parole: Comment faire éditer son premier roman?
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Animé par Jannick Alimi (le Parisien) Sylvie Gracia (Le Rouergue, collection la Brune) et Skander Kali (Abreuvons nos sillons,la brune), Blandine Le Callet
(Pièce montée, Stock et livre de poche), Charles Dantzig(Grasset), Jean-Marie Laclavetine (Gallimard). |
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Mais un Salon du Livre n'en serait pas un sans une bonne dose de coups de coeur... et d'achats immpulsifs (ne les détaillons pas pour ne pas vous donner d'idées!). Coup de coeur pour la maison AUTREMENT qui semble bien porter son nom. Des romans, mais aussi des chroniques des documents, et sur tellement de sujets pertinents et intéressants que n'en choisir que deux a été un déchirement:


Il y avait aussi des dédicaces, des dessinateurs, des émissions radio en direct, mais comme on dit si bien, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et ... Merci aux jolies accompagnatrices ;-)!
par La Nymphette
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"Il y a des idées qui sont comme un attentat."