Joli mois de mai, joli, joli ! Voilà un mois qui se termine, et qui aurait du être ensoleillé et gai. Il a été gai, mais pas grâce au soleil ! Riche en découvertes cinématographiques via les récapitulatifs du festival de Cannes, il aura également été dense en découvertes et rencontres. Du fin fond du désert au terrasse de Montparnasse, jusqu’au fin fond de la galaxie klingon.
Car oui, j’ai été voir Star Trek de J.J. ABRAMS. Lasse de ne rien comprendre aux remarques et références diverses sur l’univers de Star trek, je me suis pris par la main. Certes, une énergie ogresque a accompagné et guidé le mouvement vers le cinéma, mais c’est assez motivée que je suis entrée dans cette salle.
Soyons claire, Star Trek n’est pas du domaine du conte philosophique. Mais tout de même ! L’univers construit est cohérent et riche, et le film ici considéré n’en dévoile qu’une partie. J’ai donc enfin compris ce qu’était qu’être Vulcain. Ce que signifiait ce signe-là... mais si avec les doigts formant un V...
En revanche, je suis assez déçue par le héros du film ! Bon, il n’est pas vilain, mais quand même il aurait gagné à faire un petit peeling avant le tournage !
Et le mois de mai est celui aussi des beaux mariages dans les prés, sur le bord de mer, ou dans les belles demeures familiales. C’est ce à quoi s’attendait la mère du jeune héros de Mariage de rêve de Stephan ELLIOTT. Première remarque : l’affiche et le générique de début ne rendent absolument pas justice à ce film ! Ils sont kitsch, niais et mièvres. Et pourtant…
Le scénario a été écrit à partir de la pièce Easy Virtue de Noël COWARD écrite en 1926. Un premier film avait été réalisé en 1928 par Alfred HITCHCOCK. Preuve s’il en est que l’on pouvait en tirer quelque chose de tout à fait trépidant. L’intrigue n’est pas bien originale. Un jeune héritier anglais en voyage en France s’éprend d’une jeune américaine, divorcée, conductrice de bolides mais sublime. Il la conduit alors dans sa famille en Angleterre sur le domaine hérité de générations en générations. C’est là que Larita fait la connaissance de sa belle-famille.
Et la rencontre est explosive. La famille de son mari est aussi conservatrice et traditionnaliste que Larita est pétillante et féministe. Les bruits de leurs premiers ébats font trembler toute la maisonnée murmurant au blasphème et son allergie aux fleurs fait beaucoup rire les femmes des environs. Pourtant, celle-ci se fait peu à peu des alliés…
Ce film est drôle. Vraiment drôle. Les dialogues sont fins et coquasses. Certaines scènes qui auraient paru grotesques par ailleurs sont ici délicieuses (la scène du chien… Vladimir, si tu me lis ;-)). Les acteurs sont excellents et notamment C SCOTT THOMAS et C FIRTH, extra dans un rôle atypique par rapport à l’image que l’on a d’eux… Une mère hystérique, couveuse et manipulatrice face à un père un peu décalé, absent par l’esprit et dépressif. Les filles elles aussi ont des personnalités savoureuses tout autant que tourmentées ! Et bien sûr on n’échappe pas au majordome qui déteste la maîtresse de maison et lui fait des coups en douce ! Enfin, Jessica BIEL est très belle et porte de charmantes tenues !
Voici donc une moisson de mai –même si ce n’est pas la saison, somme toute gouteuse et surtout variée, n’est-ce pas ?
"Il y a des idées qui sont comme un attentat."
Milan KUNDERA in L’insoutenable légèreté de l’être