Dimanche 13 décembre 2009
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Un homme et son fils avancent vers le sud des Etats-Unis, ils traversent villes et paysages ruraux, campagnes et forêts
intégralement détruits. La faune et la flore n’existent plus, annihilés par une catastrophe dont on ne saura rien !
Voilà une fable apocalyptique plutôt atypique. Le centre de l’intrigue n’est pas le motif de la cataclysme. Tout comme dans le roman dont ce film est l’adaptation (MAC CARTHY, prix
Pulitzer 2008), on ne parle jamais de ce qui s’est passé : guerre nucléaire, catastrophe écologique, explosion solaire pourraient très bien avoir amené la planète à l’état dans lequel nous
la retrouvons. Les développements et l’analyse psychologique porte entièrement sur les conséquences d’un tel futur sur l’humanité et ce qui la définit. On ne retrouvera pas là le raccourci façon
2012 : le patrimoine humain n’a rien à voir avec l’art ou l’argent. Il réside au plus profond de nous, comme une petite flamme.
Ce film m’a beaucoup ému, bouleversé même, au point qu’il m’a fallu presque une semaine pour pouvoir écrire quoi que ce
soit. Pourtant, je ne l’ai pas trouvé exempt de défauts : l’omniprésence de la religion chrétienne m’a dérangée. Pourquoi ce besoin de qualifier les hommes et les actes en bien ou mal,
plutôt qu’éthique ou non… Certains dialogues étaient de trop, les mots sont parfois inutiles ! Et la fin m’a semblé, un peu facile…
Mais cela n’en demeure pas moins un excellent moment de cinéma. Les acteurs étaient très bons et la photo d’une
grande qualité, on s’y croirait !
Par La Nymphette
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Lundi 30 novembre 2009
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Vu dans le cadre du Festival du Film
d’Environnement
Ce film est bien davantage qu’un « autre documentaire écolo ». Il est plus qu’un bon moment de détente, et
plus aussi qu’une série d’images qui font réfléchir. Il me permet de conclure ce cycle sur les films du Festival. En effet, ceux que j’ai vu montrent deux choses :
1 – Le film documentaire est un genre à part entière et ne doit plus se limiter aux diffusions obscures sur ARTE à
23h55
2 – « On est vraiment mal barrés… »
Mais revenons à l’objet de cet article : The Age of Stupid est un
projet entièrement solidaire. Là où Home annonçait un financement par la société de production de Luc BESSON et PPR (pour mémoire, le groupe
annonçait le 20/10/2009, « un chiffre d’affaires de 13,8 milliards d’euros sur neuf mois », source
) qui pouvait laisser planer un doute sur l’objectivité des propos d’une part et sur la cohérence de la démarche, le film détonne. L’équipe a fait appel au «crowd-funding» pour lancer son projet. Commençant par un actionnariat de 223 personnes ou organisations, elle a ainsi collecté l’argent nécessaire à la
production du film. De même, l’équipe elle-même est devenue actionnaire en échange de salaires plus faibles que ce qui se pratique d’habitude dans leurs métiers. Puis, le film a vu le jour. Après
une première diffusion mondiale retransmise via satellite de New York dans 700 salles de cinéma dans plus que 50 pays le 22 septembre 2009, le film fait son chemin. Les diffusions sont organisées
par l’équipe du film mais aussi par tout individu/association qui souhaite en faire la promotion et ce pour un prix calculé en fonction des moyens de
chacun . Grâce à es moyens de diffusion atypiques, à peine quelques mois après sa sortie, il a déjà entrainé la création de l’initiative 10 :10.
Pourquoi un tel succès ? Outre la cohérence du projet, le film a de grandes qualités de réalisation et un
grand potentiel "larme à l’œil". Pour ma part, j’ai passé une heure trente avec la boule dans la gorge et le mouchoir déchiqueté entre les doigts. Et en colère aussi, contre ces hommes qui nous
gouvernent et qui vont peut-être aller faire un petit tour à Copenhague, et signer un accord sur la base de promesses qui n’ont aucun sens. Selon le film, 2015 est l’année charnière. Soit dans
cinq ans. Cinq ans, c’est pas grand-chose… Cela fait déjà huit ans qu’il y a eu le 11/09, vingt ans pour la chute du mur, alors cinq ans… pfiuu, une poussière dans l’histoire, et pourtant ce sont
apparemment les cinq années les plus importantes depuis l’apparition des civilisations humaines !
Le site français
Diffusions:
5 décembre 2009 à 20 h à la Bourse du Travail de Cahors, place J.J Rousseau.
Par La Nymphette
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Mercredi 25 novembre 2009
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Eatrip, un film de Yuri NOMURA
Vu dans le cadre du Festival du Film d’Environnement
Eatrip est le film des amoureux de la nourriture. Ceux-là qui ne disent pas "bouffer un truc" mais manger, goûter, déguster. Qui prennent plaisir à cuisiner même si ils sont
seuls et peuvent être fascinés par les dix façons de cuisiner la courgette, verte, ronde ou jaune. Le pitch du film parle d'harmonie entre la nature l'homme et ce dont il se nourrit. Cela semble
un peu mystique, mais il y a du vrai! Autour d'un bon repas, en amoureux, entre amis, en famille, n'avez-vous pas l'impression de grapiller quelques rares moments de bonheur? Ne ressentez-vous
pas la magie de la nature qui a créé ses produits?
Ce film est aussi un superbe témoignage de la culture japonaise: du régime Okinawa à la cérémonie du
thé. On y traverse le marché au poisson de Tokyo, on y découvre des famille svivant à la campagne échangeant des produits avec leurs voisins et un prêtre qui nous parle des plaisirs de
bouche! On peut bien évidemment penser à l'art de TANIGUSHI. Ou encore à la plume subtile de SHIMAZAKI. Ce film est superbe, visuellement, la photo est de grande qualité et les clichés en noir et
blanc ajoutent un brin de nostalgie à l'ensmble.
L'un des points les plus marquants est le plaisir que semble ressentir chacun des cuisiniers au contact des produits: toucher le légume, découper la viande, malaxer la pâte, autant de
gestes au plus près de notre nature qui donnent, simplement, du plaisir! Et bien sûr, les cuisiniers sont en recherche perpétuelle d'équilibre, équilibre des
épices, des goûts, des arômes et équilibre avec le monde extérieur: l'empreinte laissée par l'homme ne doit pas rester au-delà de sa propre existence. Il est impératif de mesurer ce que l'on
mange, pour préserver à la fois notre plaisir et cleui des futures générations.
Quelques-unes de mes photos gourmandes, qui je l'espère vous donneront aussi faim que ce film!
Par La Nymphette
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Mardi 24 novembre 2009
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2012, un film de Roland
EMMERICH
Les mayas ont décrété que le 21/12/2012 serait le jour de la fin du monde. D'ailleurs de nombreux mythes le confirment: tout comme le diable existe, la fin du monde aura lieu en 2012.
Mais voilà, le maître du monde, président des Etats-Unis a pris connaissance de cette théorie et prévoit de sauver l'humanité. On ne sait pas bien comment au départ, sinon, pourquoi rester
jusqu'à la fin, on sait juste qu'une diplomate en jupe étroite, un milliard de dollars et les tibétains sont mélés à l'affaire (on quitterait la terre à dos de lama? recouvert de billet de
cent?)!
Il est clair que ce film était médiocre recoupant tous les poncifs du genre, faisant cavaler une limousine dan sun San Francisco en fusion et vendant allègrement les Etats-Unis
comme le pays qui nous sauvera tous! Mais cela fonctionne assez bien si l'on en attend rien!
Il m'a tout de même interpelé sur un point: qu'est-ce qui fait notre humanité? Sauver les plus grandes oeuvres d'art permettrait-il de maintenir une culture humaine? J'ai été
étrangement angoissée par cette idée que l'Homme pouvait être résumé à de l'huile sur une toile ou à un marbre sculpté. Cela m'a semblé curieusement matérialiste. Je suis la première à
admirer l'art et la clture et à en défendre les qualités et la nécessité. Mais n'est-ce pas réducteur, ce qui fait de nous des humains, n'est-il pas à la fois infini plus subtil et plus universel
que l'art?
Ce qui est certain c'est que je suis toujous bonne cliente des fables apocalyptiques aussi peu crédibles soient-elles: elles réveillent chez moi une angoisse originelle: à quoi
bon, puisque nous sommes voués à disparaître!?
Par La Nymphette
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Lundi 23 novembre 2009
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Comme montré là, le 5° film de mon marathon ciné
est:
The Box de Richard KELLY
Encore un film polémique. Je dirais même mieux, LE film polémique, celui que certains détestent quand d'autres le vénèrent. Quand je l'ai vu il y avait environ trente personnes
dans la salle et deux sont parties avant la fin. Je ne comprends pas pourquoi... moi, je voulais connaître la fin!
Une couple reçoit devant sa porte au milieu de la nuit un carton contenant un drôle de boîte avec un bouton rouge et une carte signalant la visite d'un inconnu en fin d'après-midi. La journée
commence et semble être de celles où on aurait préféré rester couchés: la jeune femme apprend qu'elle ne bénéficiera plus de réduction de frais de scolarité pour son fils et l'homme que sa
requête pour devenir astronaute a échoué. Arrive l'heure du rendez-vous mystérieux...

D'abord, un point rapide pour ceux qui n'ont pas vu le film. Vous rappelez-vous ces séries des années soixante-dix, un peu ringardes, avec des décors cartons pâte et des machines en papier alu?
Aimez-vous 70'S Show et le côté pattes d'éph qui ne laisse rien au hasard? Avez-vous compris la série Aux frontières du réel? regardé? Etiez-vous collé au rayon SF de la bibli entre 15 et 18 ans (voire encore aujourd'hui)? Alors ce film est pour vous. J'ai
trouvé la reconstitution d'époque piquante et décalée à souhait. Quant aux ressorts fantastiques du film, ils vous feront oublier les plaisirs de l'image de
synthèse!
Les avis de:
La route du cinéma
Voisin Blogueur
Rob
Gordon a toujours raison
CulturoPoing
ATTENTION ! REVELATIONS IMPORTANTES SUR L'INTRIGUE !
Si les avis sont aussi divergents sur ce film, c'est parce qu'il est complètement loufoque! Le plus grotesque... pantalon moulant? papier peint orange?
télévision avec coffre en bois...? Le plus inepte... La voiture de sport de monsieur? L'air un peu austiste de leur fils? Le côté franche camaraderie (digne de Happy Days) qui semble régner à la NASA? Le plus invraisemblable... tout? Voilà, comme ça le tableau est dréssé. Ne vous attendez pas à une once de logique, à
un sens inné de l'esthétique, à un scénar bien ficelé. Non, car Richard KELLY, réalisateur de Donnie Darko, n'est pas là pour cela.
Pour moi il s'agit plutôt d'une sorte d'auteur de science-fiction post moderne. Un MATHESON (ce film est d'ailleurs l'adaptation de sa nouvelle "Button, button, button"), un Aldous HUXLEY
d'aujourd'hui, encore incompris. Je vais sûrement un peu loin! Mais voilà, une fois sortie de la salle, j'y ai pensé pendant deux jours, ponctuant toutes les discussions de "trop bizarre ce
film... je pige toujours rien!". Depuis, j'ai mis en oeuvre toutes mes ressources, - ainsi qu'un nombre certain de bouteilles de Beaujolais (je soutiens le marché français du vin, moi!) - pour
pouvoir répondre à Cachou.

Ce film me semble être une dystopie - ou une uchronie, puisque cela se passe dans les années 70. En effet, le réalisateur donne un tel crédit à l'être de lumière que ce n'est pas crédible:
l'exagération est l'outil de son ironie. Plutôt que de traiter par l'humour, il choisit de mener à terme son "aventure" fictive: pas d'issue pour les personnages, le fil est déroulé jusqu'au
bout, et la démonstration est faite: qui de celui qui signe un pacte avec le Diable et de ce dernier est vraiment mauvais? Qu'est-ce qu'être mauvais? Dans quelle mesure peut-on se racheter?
Plutôt qu'enfoncé dans la morale judéo-chrétienne, à mon avis R KELLY la dénonce avec ferveur: la culpabilité n'a pas de sens, seule la responsabilité offre une issue. Il ne sert à rien de
morfondre de mauvais choix passés. Il faut avancer avec les cartes en main. L'Homme dont parle ce film, - d'où la référence sartrienne- est profondemment existentialiste, ni bon, ni mauvais juste
humain. Et ce n'est que la conscience de cet état qui apporte non la rédemption, mais la paix. C'est peut-être le sens de la réplique finale du personnage lumière : "Vous m'avez redonné de
l'espoir!".
NB pastrèsimportant: c'est quoi cette affiche? On dirait celle de Angle d'attaque!!!
Par La Nymphette
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Samedi 21 novembre 2009
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Hé oui, pour compenser jeudi (bloquée pour raison de santé) j'ai été voir deux films hier...
Flood, Film Documentaire réalisé en 2008 par Dong Jun (Chine)
Vu dans le cadre du Festival du Film d'Environnement
(Carte blanche Création documentaire chinoise), comme vous vous en doutez, la distribution de ce film étant sûrement limitée!
"Voici ce qu’il reste du projet de barrage de la gorge de Sanmen de 1957, construit pour contrôler les flux du Fleuve Jaune et permettre le développement économique de la région. Ce fut un
désastre, provoquant de graves dommages écologiques dans cette zone : l’envasement reste un problème, de même que la salinisation des champs ; le réservoir a remplacé une large bande de terre
fertile et fait disparaître un héritage culturel important ; plus de 300 000 résidants ont été déplacés et attendent toujours un logement définitif."
Source photo : 1voyage
Le réalisateur que nous avons eu la chance de rencontrer rapidement après la diffusion du film nous a expliqué sa
démarche. Plus qu'un reportage sur les barrages, leurs constructions et la description précise des conséquences, il a souhaité présenter un instantanné sur la vie des régions tout au long
du fleuve. Ces régions ont été marqués il y a cinquante ans, par de grands boulversements: déplacements forcés d epopulation non indemnisés, noyade de monuments historiques et de
sites-clés dans la construction de l'identité chinoise, famines graves... Et aujourd'hui, ces populations ont reconstruit des villes, des communautés et ont appris à vivre avec leur histoire.
Les témoignages sont émouvants: les paysans racontent comment ils profitaient de périodes non innodées pour planter leurs semences, semences choisies pour être récoltées très
rapidement, avant la nouvelle crue. Ils relatent les catastrophes sanitaires intervenues après les déplacements. Le documentaire est centré sur ces gens. Peu de paysages, une image de qualité
médiocre, seul les mots des chinois de la vallée du Fleuve jaune importent au réalisateur!
On est loin des documentaires grand public sur la question environnementale, ici la réalité n'est pas emballé dans des images d'animaux mignons! De la même manière, les commentaires sont
inexistants et le film est à peine ponctué d'explications écrites sur le trajet effectué par le réslisateur le long du fleuve.
Un document rare sur cette région du monde! En revanche, plutôt que la sérénité dont parle le réalisateur, j'ai ressenti comme une chappe de plomb l'ambiance générale qui sévit
là-bas, encore marquée par les désastres du passé. Mais c'est sûrement dû aux différences de conception du monde entre ces habitants et moi!
Petit Rappel historique: historique du barrage des 3
Gorges
Petit rappel Géographique: note
du blog Les voyageurs de l'eau
Par La Nymphette
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Jeudi 19 novembre 2009
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Troisième Jour:
Mics Macs à Tire-larigots de JP JEUNET
J'aime bien Jean-Pierre JEUNET. Mais je ne suis pas dingue de son travail. A vrai dire je n'ai vu que trois films : La fabuleux destin d'Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles et La cité
des enfants perdus. J'ai bien aimé les trois et le premier a ma reconnaissance éternelle pour êre un des rares films que j'ai déjà vu quatre fois et que je reverrais encore avec plaisir. Par
contre, les autres ont toujours échappé à ma route...
Mais quand j'ai lu ici ou là, que ce film était typique de JEUNET, ressemblait trop à JEUNET et n'apportait rien de nouveau, je m'y suis ruée. Je suis comme ça, j'aime bien aller voir ce que tout
le monde se donne tant de mal à détruire!
Moi, à titre personnel pour moi-même, j'ai bien aimé et bien rigolé. Plein d'imagination, de jolies images colorées, de poësie, le film est tendre
et drôle. Pour une raison que je n'explique pas, je me suis bidonné (vraiment, plus que pendant Very Bad Trip) tout du long. Sans honte aucune! Parce que je ne boude pas mon plaisir. J'ai aimé ce
cassage de PDG façon burlesque teinté d'économie solidaire. Les acteurs en font beaucoup, D BOON y compris, et cela fonctionne!
Source
Bref, un bon moment. Il est certain qu'il ne restera pas dans les annales (trop facile, trainant un peu en longueur) mais passera bien pendant un après-midi de 26 décembre!
L'avis de Rob Gordon, un rien remonté!
L'avis de Pascale, un rien embarquée!
Par La Nymphette
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Mardi 17 novembre 2009
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Deuxième jour
Les vies privées de Pippa Lee de R MILLER
Depuis que j'ai lu la critique du roman chez Cuné, je trépigne d'impatience. R WRIGHT PENN est une
merveilleuse actrice (surtout dans Santa Barbara ;-)). M BELLO, B LIVELY
et W RYDER n'ont pas laisse leur part aux chiens. K REEVES a aussi un petit rôle... Et puis cette histoire de vies bouleversées et ces envies d'ailleurs ont éveillé ma
curiosité.
Pourtant, ce film m'a touché là où je ne l'attendais pas. Un thème qui m'est cher, car encore inexploré et
mystérieux: celui de la maternité et des marques indélébiles que l'on laisse dans la vie de nos enfants lorsqu'ils sont enfants, puis grandissent, quand ils nous regardent
vivre. Pippa Lee est d'abord une enfant malheureuse, ou plutôt tourmentée par les émotions excessives de sa mère et par la force qu'elle met à l'aimer. Cette enfant malheureuse grandit et
devient un adolescente intelligente habile à voir derrière le masque de sa mère ses angoisses existentielles et son incapacité à pouvoir vivre et être elle-même. Et Pippa ne craint qu'un chose:
reproduire ses erreur en éduquant sa propre fille...
En réalité, ce film n'a pas de grandes qualités cinématographiques: il réunit quelques ingrédients faciles, un peu provoc' pour créer l'émotion, et cela fonctionne assez bien. Mais il ne se passe
rien d'exceptionnel. Ni la musique ni le jeu des acteurs ne prennent à la gorge. On passe un bon moment.
Par La Nymphette
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Lundi 16 novembre 2009
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Hé oui, alors que certains s'inscrivent au Read-A-Thon, je profite de mes
journées d'oisiveté toute relative pour me lancer dans un mini-auto-challenge qui me devrait me permettre de rattraper mon retard de films non vus ces derniers jours... Sept jours, sept films,
c'est parti?
Premier Jour:
Away we go de Sam MENDES
Ce film a donné des articles assez durs sur la blogosphère alors que la
presse semblait enchantée. Il me fallait bien me faire mon propre avis...
C'est chose faite. Comme je le pensais, ce film est pour moi le parfait antidote à Noces Rebelles. J'ai aimé ce premier film, contrairement à beaucoup qui l'ont trouvé anxiogène, il a été pour moi un vrai révélateur et m'a aidé à
prendre certaines décisions importantes. Dans ce dernier, à peine un an après, Sam MENDES nous raconte l'histoire de Burt et Verona, alirs que celle-ci est à son sixième moi de grossesse, ils
s'interrogent sur l'endroit où ils souhaitent vivre car leur vie ne leur convient pas complètement. Ils partent alors en voyage dans plusieurs villes nord-américaines afin de découvrir celle qui
leur conviendrait le mieux. Ils y rencontrent des amis, de la famille et découvrent des modes de vie... bien différents du leur... et du nôtre (enfin du mien).
J'ai bien aimé l'atmosphère de ce film. Il m'a fait rire et m'a fait voyager, un peu à la manière de J'irais dormir à Hollywood. Les
personnages principaux étaient tendremant (niaisement?) amoureux, intimement persuadés que leur amour était unique, comme nous le sommes tous et préparaient à leur futr bébé une vie pleine de
rèves, d'aventures et de petits objets en bois découpé. Les protagonistes rencontré lors du voyage étaient certes très caricaturaux (pas un seul couple WASP bien pensant... bizarre ! :-)) mais
drôles ou touchants. Et la conclusion, évidemment facile est très belle. Je rêve moi aussi de m'asseoir sur une terrase et de me dire que c'est dans cet endroit que je veux faire grandir mes
enfants!

Source des illustrations : Graines de cabanes de Philippe Lechermeier et Eric Puybaret
et fiche Allocine
Par La Nymphette
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Jeudi 29 octobre 2009
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17:03
Voilà, ce qui devait arriver arrivé, je deviens snob. La raison est assez obscure, mais les faits sont là: je trouve la
traduction du titre de ce film minable! Parfaitement! Déjà, on perd la notion d'"été", qui se transforme en "amour"... donc, parfois messieurs les traducteurs / distributeurs, qui que vous soyez,
abstenez vous!
Le picth est simple: Tom tombe amoureux de Summer qui le trouve intéressant.

S'en suivent les 500 jours de leur histoire. Les particularités de ce film sont nombreuses:
Tout d'abord la forme: la narration n'est pas chronologique mais plutôt découpée suivant les jours vécus par Summer et surtout Tom. On suit ses émois, sa "séduction", sa victoire puis ses
quelques mois de bonheur avec la jeune femme! Jour par jour, dans le désordre. Cela semble un peu chaotique mais divers "trucs" permettent de s'y retrouver très bien. D'autres
petits procédés ajoutent des touches très tendres au film: retour dans l'enfance des deux, personnages évocation du "phénomène Summer", utilisation de dessin graphique, ils créent un univers
agréable!
L'histoire elle-même dénote une certaine originalité: nous suivons le point de vue d'un jeune homme cette fois sur son histoire d'amour, au point même de se demander si il ne
serait pas un peu niais à être aussi romantique... C'est ici la fille qui a peur de l'engagement au point de ne jamais réveler ce qu'elle ressent ou non. J'avoue que cela m'a beaucoup dérangé, et
que quelque part, j'en arrive à détester Summer car elle n'a pas été très honnète avec Tom. Si elle ne lui a rien promis, ses gestes disaient le contraire! C'est sûrement naïf de ma part, mais
c'est comme ça!
Enfin, ainsi que dans des films de plus en plus nombreux, la Bande-Son est très chouette, péchue et dansante, mais ma mélomanie s'arrète là. Pour les avis d'experts, passez votre chemin!
Au final, je dirais que c'est un mélange réussi de Juno et Le fabuleux destin d'Amélie
Poulain, et vous, l'avez-vous vu?
L'avis de Vladimir
L'avis de Rob Gordon
Par La Nymphette
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