+ de films

Jeudi 29 octobre 2009

Voilà, ce qui devait arriver arrivé, je deviens snob. La raison est assez obscure, mais les faits sont là: je trouve la traduction du titre de ce film minable! Parfaitement! Déjà, on perd la notion d'"été", qui se transforme en "amour"... donc, parfois messieurs les traducteurs / distributeurs, qui que vous soyez, abstenez vous!

Le picth est simple: Tom tombe amoureux de Summer qui le trouve intéressant.

Affiche américaine

S'en suivent les 500 jours de leur histoire. Les particularités de ce film sont nombreuses:

Tout d'abord la forme: la narration n'est pas chronologique mais plutôt découpée suivant les jours vécus par Summer et surtout Tom. On suit ses émois, sa "séduction", sa victoire puis ses quelques mois de bonheur avec la jeune femme! Jour par jour, dans le désordre. Cela semble un peu chaotique mais divers "trucs" permettent de s'y retrouver très bien. D'autres petits procédés ajoutent des touches très tendres au film: retour dans l'enfance des deux, personnages évocation du "phénomène Summer", utilisation de dessin graphique, ils créent un univers agréable!

L'histoire elle-même dénote une certaine originalité: nous suivons le point de vue d'un jeune homme cette fois sur son histoire d'amour, au point même de se demander si il ne serait pas un peu niais à être aussi romantique... C'est ici la fille qui a peur de l'engagement au point de ne jamais réveler ce qu'elle ressent ou non. J'avoue que cela m'a beaucoup dérangé, et que quelque part, j'en arrive à détester Summer car elle n'a pas été très honnète avec Tom. Si elle ne lui a rien promis, ses gestes disaient le contraire! C'est sûrement naïf de ma part, mais c'est comme ça!

Enfin, ainsi que dans des films de plus en plus nombreux, la Bande-Son est très chouette, péchue et dansante, mais ma mélomanie s'arrète là. Pour les avis d'experts, passez votre chemin!


Au final, je dirais que c'est un mélange réussi de Juno et Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, et vous, l'avez-vous vu?

L'avis de Vladimir
L'avis de Rob Gordon

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Samedi 17 octobre 2009

L'histoire de Mary et Max, ce serait celle de Muriel si elle avait eu l'occasion de rencontrer Rain Man. Dit comme cela, on peut se dire "Whouhou, La Nymphette craque complètement, ce doit être le froid qui givre les neurones!" Et pourtant, jugez plutôt par vous-même...


Crédit Photo - Cinemactu



Déjà, la voix de Mary adulte est celle de Toni COLETTE... Hé oui, Muriel elle-même mais aussi la maman de Little Miss Sunshine et la "gentille" soeur de In Her Shoes. Et Mary est une gamine un peu moche qui vit dans une famille triste à mourir, mère alcoolique et père à hobbies hum... particuliers! Et pourtant Mary s'en sort, elle ne se laisse pas (toujours) écraser par les autres et surtout dévelppe un caractère bien trempé... Elle vit en Australie, dans une banlieue populaire.
Et puis il y a Max. Difficile de ne pas en dire trop pour ne pas gacher la surprise. Max a 44 ans, est obèse et semble un peu associal et angoissé. Il vit à New York.

Toute la beauté du film peut se résumer en deux points:
- L'amitié improbable qui grandit entre ces deux individus un peu barrés: ils vont se découvrir et tenter chacun à leur manière d'accomplir les objectifs qu'ils se sont fixés dans la vie. D'"avoir du chocolat gratuit à vie" à "épouser le petit voisin", ils vont s'entraider, apprenant des erreurs passées de l'autre et de son regard parfois naïf mais surtout neuf!
- La qualité de l'animation. Vous l'aurez compris, les films d'animation, j'aime plutôt bien. Et cette nouvelle vague de films d'animations pour adutes, offrant toute une palette encore inexplorée de modes d'expression des émotions, j'adore. Tout simplement. Les deux univers sont parfaitement illustrés: New York, version 70's puis 80's, banlieue glauque et triste à mourir, et les touches de couleur toujours merveilleusement choisies pour éclairer le propos de l'auteur.

Bref, un très beau moment de cinéma à ne pas louper, à revoir en DVD et à garder pour vos enfants d'ici quelques années!

L'auteur du blog
Une dernière scéance parle d'anti- Amélie Poulain, et je ne suis pas vraiment d'accord. Le monde est ce qu'il est, que cela n'empèche pas d'essayer d'y mettre un peu de poudre de Perlim-Poulain!
L'article de I'll be blog

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Vendredi 2 octobre 2009

1948, sortie de la Seconde Guerre Mondiale qui laissait l'Europe exsangue. L'Allemagne déchirée, la France sous De Gaulle victorieux. Et le monde divisé en deux. De ce côté-ci du rideau, les Trente Glorieuses viendraient bientôt et de l'autre, 40 ans de socialisme allait faire s'effondrer un rêve datant du siècle précédent. Evidemment, tout ne fut ni si noir, ni si blanc.

1948, premier conflit israélo-palestinien: la création de l'Etat d'Israël, visant à réparer les exactions nazies auprès du peuple juif ne passa pas inaperçue. On imposait à cette province de l'Empire Ottoman de céder terres et ville sainte aux juifs, ceux qui avaient toujours vécu là, et ceux rentrés d'Europe, survivant aux camps. Israël est "la terre de miel et de lait" (La bible, (Ex 3,8)), la terre promise poursuivie par les juifs depuis l'exode d'Egypte. Mais Israël est aussi la terre où les palestiniens vivent depuis le XI° siècle environ. Coeur du conflit, Jérusalem est une ville trois fois sainte, le lieu des pèlerinages ultimes. 

Ô Jérusalem (Affiche)

C'est en cette année de 1948 que D LAPIERRE et L COLLINS situent leur roman historique qu'E. CHOURAQUI a adapté au cinéma. Il m'a fallu un long moment à me décider à visionner ce film. En effet, le sujet est brulant et semble difficile à traiter sans tomber dans le biais de la caricature... Bien sûr, je ne prétends aucunement à une connaissance parfaite des sujets géopolitiques et religieux évoqués dans ce film. Cependant, compte tenu de mon athéisme, je me considère assez neutre dans le jugement que je peux en faire. je n'ai pas lu le livre, mais plusieurs articles précisent que le film est assez fidèle...

Quelques mois avant le vote définitif de l'ONU en faveur de la création de l'Etat d'Israël, deux hommes se rencontrent à New York. Saïd est musulman originaire de Palestine. Bobby est juif, a toujours vécu aux Etats-Unis et a combattu pour les Alliés pendant le guerre. Ils deviennent très vite amis, échangeant sur les problèmes sociaux et politiques de leur temps mais aussi s'amusant avec de belles jeunes femmes. Suite à une lettre de son oncle, Saïd songe à rentrer en Palestine pour soutenir sa famille.

 Ian Holm, Elie Chouraqui dans Ô Jérusalem (Photo)

Le scénario d'E CHOURAQUI est équilibré. certains l'auront trouvé froid et distant, mais n'était-il pas obligé de prendre ce biais pour pouvoir rendre justice aux deux camps? Comment s'émouvoir de deux causes si antagonistes? Les personnages m'ont touché car ils sont simplement humains, ni trop héroïques ni trop faibles, juste faillibles. Finalement, ce film est assez proche du genre docu-fiction de plus en plus prisé, ce qui permet de pondérer le propos.

Un film nécessaire pour la compréhension des enjeux du conflit, même si il est loin d'être suffisant!

Un film obsolète selon le Monde Diplomatique
Une introduction à la problématique du conflit


 

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Lundi 28 septembre 2009

Ma vie pour la tienne de N CASSAVETES
Parce que...il n'y a finalement pas grand chose à dire, mieux vaut lire
Auprès de moi toujours
Ce film traite de l'enfant-médicament. C'est l'adaptation cinématographique du best seller de J PICOULT (que je n'ai pas lu). C'était un bon moment mais la problématique est traitée de façon très émotionnelle. Préférez-lui donc l'extraordinaire roman de K ISHIGURO...
 Abigail Breslin, Cameron Diaz, Nick Cassavetes dans Ma vie pour la tienne (Photo)


A noter cependant, une prestation à contre-emploi de C DIAZ tout à fait inhabituelle et réussie et le retour le la petite A BRESLIN de Signes ou encore Little Miss Sunshine.

 





District 9 de N BLOMKAMP
Parce que... mon billet ne dira jamais aussi bien que celui de BMR&MAM ce que j'ai ressenti en visionnant ce film,
je vous laisse aller le lire...


 Neill Blomkamp dans District 9 (Affiche (autres))


Very Bad Trip de T PHILLIPS
Parce que... c'est un film déjà commenté abondamment et qu'il y a peu de choses à en dire, sinon qu'on rigole bien
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Mardi 15 septembre 2009

Q TARENTINO fait partie de ces artistes dont il est difficile de dire du mal. Un peu undergound, pébliscité par tous et partout, il n'est pas très bon d'en dire du mal. Ces films sont toujours considérés ou presque comme des chefs d'oeuvre de réalisation, de décalage, de musique. Ses acteurs sont toujours en parfaite adéquation avec le rôle qui leur est confié... Bref, hum, pas évident d'aller à l'encontre de la vague. Et pourtant, même si Inglorious Basterds présentait toutes ces qualités: certaines scènes étaient parfaitement construites et faisaient monter une palpable tension, les acteurs étaient tous excellent, la musique extra et le tout svaoureusement décalé; j'en ressors dérangée.

 



Non pas dérangée comme par Bronson (dont je m'aperçois que je n'ai toujours pas dit un mot ici, mais tout vient à point!). Non, dérangée parceque quelque chose a été pour moi violé parce film. Peut-être ai-je davantage de tabous que je n'ose l'avouer. Peut-être ai-je vu des symboles là où il n'y en avait pas. Mais cette ré-écriture là de la Seconde Guerre et de son issue m'a déplue. Pour moi, il ne peut y avoir d'oeuvre sur ce sujet qui ne soit sans propos, et là le propos me dérange, il justifie une violence au nom de la vengeance. Une violence sur laquelle nombre d'érudits ont déjà planché! Pour moi, tout n'a pas été dit sur cette guerre et tout ne pourra jamais être dit car l'indicible restera toujours inscrit au coeur de notre humanité. Alors, oui, je le clame, ce film pour moi est obscène, il m'a géné, et il ne m'a pas fait réfléchir, ou en tous cas pas dans un sens qui me plait...

La critique ciné de Rue 89 et celui de la kinopithèque

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Mardi 1 septembre 2009

L'art a ses modes. Surtout l'art populaire. On s'interroge sur ce qui fait le tube, le best-seller... Adéquation entre pulsion et besoin? Simple petit miracle. Aujourd'hui, le film d'animation est à la mode. De toutes sortes et pour tous publics, avec toutes sortes de protagnistes. Si pendant une période les animaux anthropomorphes furent de mise (Le Roi Lion, Happy Feet) Le progrès du dessin animé et notamment du film 3D permet ajourd'hui moult fantaisie ou simplement de retravailler sur des héros humains. Après Wall-E en 2008, les films d'animation sont souvent teintés de bons sentiments, entre autres écologiques. Enfin, il s'éloigne peu à peu de son public phare, il se pare pour adultes.


Ces dernières semaines deux grands films d'animation à l'affiche. Très différents.Très beaux. Très intelligents.


Le premier est Là Haut. Tout aura été dit sur ce film. Tendresse, humour et fantaisie sont au rendez-vous. Le scénario demeure simple mais comporte quelques excellentes trouvailles "What, a squirrel?". Ce qui prédomine et marque le spectateur est la poësie, c'est elle qui crée l'humour qui rend les situations faciles réussies et surtout qui emporte dès les premières images. La nature est aussi très prséente. Compagne des aventuriers, elle offre des panoramas dans lesquels se jouent des tours pendables.


Jouer avec Kevin


Et puis il y a Numéro 9. Ce film est porté par le grand nom de Tim BURTON. Même si celui-ci n'est que producteur, le film lui ressemble. Pas complètement, car l'univers est vraiment sombre. Il s'agit d'une fable apocalyptique, là encore phénomène de mode. Les "personnages" sont très attachants, chacun avec une personnalité très marquée. Ils sont maladroits, aimants, envieux, extrèmement humain. Quoi de plus normal? De nombreuses thématiques sont abordées: de la religion à la force du savoir, ainsi que l'orgueuil humain. Mais le meilleur du film est encore la folle imagination de son hauteur à fabriquer des monstres à cauchemar! certains fermeront les yeux et d'autres en réveront la nuit...

Voir le court métrage qui inspira Numéo 9 (Attention, contient de nombreux spoilers).

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Lundi 22 juin 2009

Ce thème m'est cher. Il est riche. Politique, humanitaire, affaires. Nombreux sont les hommes qui se sont lancés à corps perdu dans une passion, une cause parfois sans espoir. Souvent, ils se sont retrouvés face à l'incompréhension du reste du monde: comment peut-on renier les siens, se perdre dans une cause? Comment peut-on s'oublier?

Deux films vus récemment illustrent cette thématique. Il s'agit bien sûr de grosses mécaniques hollywoodiennes avec les concessions que cela impose: les acteurs sont beaux et connus. Le scénario est probablement un peu lissé pour répondre aux critères du "1h30-45" de plaisir-réflexion-action.

Freedom's writer de Richard LAGRAVENESE,
un film choisi par Ana-Joe pour illustrer le 3° thème de nos écrits conjoints.

Une jeune professeur issue de quartiers très chics (Newport Beach, pour que vous visualisiez) se voit confié une classe à orientation "affirmative action". Elle réunit en son sein latinos, afro-américains et sino-américains (et un blondinet...!?!). Elle compte y exercer tout l'art d'être professeur, d'élever ses élèves vers la connaissance. Mais c'est compter sans l'administratrice coincée du lycée.

Voilà pour le pitch. Assez basique. Mais qui fonctionne. Les clés de ce succès: l'utilisation d'œuvres connues de tous: Roméo et Juliet, Le journal d'Ann Frank employés pour éveiller des jeunes en grande difficulté: leur faire découvrir la langue et le monde auquel celle-ci permet d'accéder. On ne se répétera jamais assez: la grammaire est la clé du monde! A cela s'ajoute un bon rythme, des tranches de vies et une bonne dose d'humour.


The constant gardener de F MEIRELLES. Grand inconnu de moi-même et pourtant reconnu par beaucoup.

Premier point important: ce titre."Constant Gardener", kesako, pourquoi n'est-il pas traduit? Il a quelque chose de mystérieux et d'inattendu. Très clairement, j'ai choisi ce film pour Ralph FIENNES, sans savoir du tout de quoi il retournait. Une vague idée d'Afrique. Je m'attendais à une resaucée de La ferme africaine, c'est dire!!! Evidemment, il n'en est rien. Arrêtez- moi si je me trompe mais j'ai trouvé dans ce titre des échos anti-voltairiens, un je-ne-sais quoi d'anti-candide: peut-être que pour voir le monde tel qu'il est se sortir de ses préjugés et préconceptions, il faut simplement lever la tête de son jardin! Même si cela n'arrive qu'après un drame!

Le drame est la mort d'une jeune femme dans le désert conduisant à Nairobi. Son assassinat. Extrêmement violent. Evidemment, sont immédiatement remontées de ma mémoires les scènes d'
et Le dernier roi d'Ecosse. Violemment tiré de mon rêve romantique donc! A partir de ce décès, l'époux, diplomate britannique en Afrique, souhaitant rendre hommage à la mémoire de sa femme, va reprendre ses documents personnels et y découvrir une mystérieuse lettre d'amour provenant d'un autre diplomate.

Bien sûr l'intrigue ne se limite pas à une histoire d'adultère. On y parle de l'Afrique telle qu'elle est aujourd'hui terrain de nos jeux d'occidentaux façon "Civilisation" (version évoluée). On y parle de nous, humains, de ce que nous sommes et que nous ne voulons pas être.

Ce film est profondément bouleversant parce que réaliste. Tout comme le roman de Russel BANKS, il vous hante, pénètre les tréfonds de votre être et vous interroge sur la personne que vous êtes.
American Darling

 
Alors... "Engagez-vous qu'ils disaient!!!"

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Lundi 8 juin 2009

Joli mois de mai, joli, joli ! Voilà un mois qui se termine, et qui aurait du être ensoleillé et gai. Il a été gai, mais pas grâce au soleil ! Riche en découvertes cinématographiques via les récapitulatifs du festival de Cannes, il aura également été dense en découvertes et rencontres. Du fin fond du désert au terrasse de Montparnasse, jusqu’au fin fond de la galaxie klingon.

 

Car oui, j’ai été voir Star Trek de J.J. ABRAMS. Lasse de ne rien comprendre aux remarques et références diverses sur l’univers de Star trek, je me suis pris par la main. Certes, une énergie ogresque a accompagné et guidé le mouvement vers le cinéma, mais c’est assez motivée que je suis entrée dans cette salle.

 

Soyons claire, Star Trek n’est pas du domaine du conte philosophique. Mais tout de même ! L’univers construit est cohérent et riche, et le film ici considéré n’en dévoile qu’une partie. J’ai donc enfin compris ce qu’était qu’être Vulcain. Ce que signifiait ce signe-là... mais si avec les doigts formant un V...

En revanche, je suis assez déçue par le héros du film ! Bon, il n’est pas vilain, mais quand même il aurait gagné à faire un petit peeling avant le tournage !



Et le mois de mai est celui aussi des beaux mariages dans les prés, sur le bord de mer, ou dans les belles demeures familiales. C’est ce à quoi s’attendait la mère du jeune héros de Mariage de rêve de Stephan ELLIOTT. Première remarque : l’affiche et le générique de début ne rendent absolument pas justice à ce film ! Ils sont kitsch, niais et mièvres. Et pourtant…

 

Le scénario a été écrit à partir de la pièce Easy Virtue de Noël COWARD écrite en 1926. Un premier film avait été réalisé en 1928 par Alfred HITCHCOCK. Preuve s’il en est que l’on pouvait en tirer quelque chose de tout à fait trépidant. L’intrigue n’est pas bien originale. Un jeune héritier anglais en voyage en France s’éprend d’une jeune américaine, divorcée, conductrice de bolides mais sublime. Il la conduit alors dans sa famille en Angleterre sur le domaine hérité de générations en générations. C’est là que Larita fait la connaissance de sa belle-famille.

 

Et la rencontre est explosive. La famille de son mari est aussi conservatrice et traditionnaliste que Larita est pétillante et féministe. Les bruits de leurs premiers ébats font trembler toute la maisonnée murmurant au blasphème et son allergie aux fleurs fait beaucoup rire les femmes des environs. Pourtant, celle-ci se fait peu à peu des alliés…

 

Ce film est drôle. Vraiment drôle. Les dialogues sont fins et coquasses. Certaines scènes qui auraient paru grotesques par ailleurs sont ici délicieuses (la scène du chien… Vladimir, si tu me lis ;-)). Les acteurs sont excellents et notamment C SCOTT THOMAS et C FIRTH, extra dans un rôle atypique par rapport à l’image que l’on a d’eux… Une mère hystérique, couveuse et manipulatrice face à un père un peu décalé, absent par l’esprit et dépressif. Les filles elles aussi ont des personnalités savoureuses tout autant que tourmentées ! Et bien sûr on n’échappe pas au majordome qui déteste la maîtresse de maison et lui fait des coups en douce ! Enfin, Jessica BIEL est très belle et porte de charmantes tenues !

 

Voici donc une moisson de mai –même si ce n’est pas la saison, somme toute gouteuse et surtout variée, n’est-ce pas ?

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Lundi 18 mai 2009

La découverte des Amériques par les navigateurs a été l’objet des très nombreuses œuvres, et au coeur des fantasmes des hommes orgeuilleux depuis plus de 500 ans. Il est difficile de la dissocier du massacre perpétré par les indiens, des grands espaces, de la quête de l’or et ensuite du pétrole. Difficile de ne pas penser au pays qu’est devenu ce monde-continent aujourd’hui. Il semble impossible de se replonger dans les sensations ressenties à l’époque par ces hommes venus d’Europe, après plusieurs mois de traversée, qui pour la première fois posaient le pied sur la terre d’Amérique pensent qu’il s’agissait de l’Inde !

 

Ce film-ci est différent. Peut-être parce qu’il s’agit avant tout d’une histoire d’amour. Il n’est pas centré sur les faits historiques. La Découverte n’est qu’une toile de fond. Ce sont deux êtres qui se rencontrent et se percutent. Ils viennent de deux mondes : la vieille Europe, les peuples barbares d’Amérique. Ils se considèrent comme élu de Dieu, eux ne font qu’un avec la Nature.

  Terrence Malick dans Le Nouveau monde (Affiche (autres))

Au-delà des quelques scènes indispensables pour rappeler la violence réelle de cette période, tout n’est que poème. La magnificence de la terre est partout, le bruit du vent dans les arbres se fait entendre à qui le veut bien pour emporter dans une mélopée unique. La grande beauté de Pocahontas, princesse et fille chérie du roi indien, émeut. C’est une enfant qui découvre la vie et avec elle, l’amour. Non pas innocent et naïf, mais violent comme une bourrasque. Sa passion la détruit de l’intérieur et lui fait tout abandonner. Elle est Juliette mais n’aura pas la chance de mourir avec celui qu’elle aime. Car les Européens lui volent cela, ils lui volent son désespoir et lui offrent ce que l’on appelle une nouvelle vie, de nouveaux sourires.

 

Et c’est en cela que le film est si juste : il parvient à extraire de cette histoire individuelle les grandes fissures entre les peuplades indiennes, pacifistes et hédonistes et le vieux continent déjà rationnel, froid et calculateur. Bien sûr, la raison l’emporte, car elle n’a trouvé nulle passion à sa mesure, nulle amour qui se substitue à la société. Mais cette victoire est-elle éternelle ?

 

 Q'orianka Kilcher, Terrence Malick dans Le Nouveau monde (Photo Christophe L)

La lecture de Mille femmes blanches de Jim FERGUS complèterait intelligemment ce film, présentant la vie d’une femme sauvée par les indiens.




Crédits photo: http://www.allocine.fr/

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Mercredi 29 avril 2009

Léa est une courtisane. Dans cette faste période de la Belle-époque, elle s’apprête à se retirer du monde et des affaires lorsque l’une de ses compagnes de fortune lui demande de prendre soin de son fils et de le soigner de sa mélancolie. Chéri, le jeune homme, semble déjà lassé des plaisirs de la vie dont il a usé et abusé dans l’univers à la fois satiné et souillé de la vie de sa mère. Ce sont donc deux âmes capricieuses qui se heurtent l’une contre l’autre et finalement se rencontrent et s’épousent avant de se déchirer.

 

Chéri

Stephen FREARS est le réalisateur des Liaisons dangereuses, de The Queen et des Arnaqueurs. On peut donc le dire : ce monsieur est à l’aise quand il s’agit de créer des ambiances particulières, des univers clos, avec leurs propres références et leurs propres règles. Allons plus loin : il est apte à recréer une époque, une ville, une culture. Et c’est ce qu’il réussit ici encore avec brio. Michelle PFEIFFER est sublime et, chose rare au cinéma aujourd’hui : elle ne cache pas ses rides, les taches sur sa peau et ses cheveux de plus en plus fins. Évidemment, elle est particulièrement mince pour une « femme de cet âge », mais elle est assez imparfaite pour que cela sonne juste.

 

Nombreux sont ceux qui ont trouvé ce film exagéré : les décors, les tenues, les sentiments, la relation quasi infantile que Chéri entretient avec sa « nounounne », mais là encore, n’avez-vous jamais aimé ? Un peu de baroque ne fait-il pas du bien dans ce monde gris et fade ? Pour ma part, j’ai trouvé la peinture de cette époque sublime, tant dans les décors que dans les tenues, les petits passages narrés tout à fait succulents et drôle, le tout dans un bel anglais. Ce film peut choquer, tout comme la prose de Colette le put davantage encore. Leur amour est presque incestueux, sauf que Chéri est adulte et que Léa n’est que sa marraine de cœur. La sensualité est omniprésente. Enfin, cet homme est un véritable dandy, nonchalant et irresponsable, il est l’archétype du mauvais mari, mais il est humain.

 

Malgré ma réticence aux classiques, j’ai très envie maintenant de lire le récit de Colette.

 

Vous pouvez lire ici la note de ce blog découvert aujourd’hui : « Vivre en un jour les quatre saisons », l'avis d'Ana Joe.

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Milan KUNDERA in L’insoutenable légèreté de l’être

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