+ de mots

Mercredi 6 mai 2009

At the age of 64, Myron MAGNET has been awarded the National Humanities medal in 2008. He is above all known as the Editor of The City Journal,  a journal focusing on urban endemic dilemmas. In summer 2003, he wrote an editorial aiming at presenting the use of literature: how it is “reliably trying to show us the truth of our [human] condition and the possibilities it offers”. To do so, he takes three perspectives of analysis:

 

Firstly, he draws a parallel between Philosophy and Literature: For him, while philosophers are concentrated on their tools – language and rhetoric – writers pay as much attention to the form as to the content, and finally they help us to understand how we have to behave as human beings. Literature, by outlining the way others are living, learns to us the right behaviours and soft skills.

 

Afterwards, he builds a comparison with Psychology. “The inner life [appears to him] literature’s special subject”. It enables us better than psychology to fathom our internal motives and inspirations and to understand the web of ideas that drives us within our life: the decisions made facing our relatives, carriers and personal projects, in a word “how we make the choices that seal our fate”

 

His third and last point is his opinion on Sciences and its relation to truth. Through his prism, Sciences are seen mainly as subjective and submitted to ideology: a field oriented at proving a specific world’s conception whereas Literature is aimed at finding wisdom, a form of truth which is “in us, in an inner nature that can glimpse by introspection and intuition”.

 

To sum up, he considers that Literature “builds civilizations […] defines what it means to be human, dramatizing the values and ideals, the web of culture, that differentiates us from the beast”

 

 

Through four examples of classical authors’ works, M MAGNET demonstrates the main aspects of his line of argument:

-  Oedipus Rex defines the domain of liability of human beings: you shall be responsible for any of your actions without any caper.

- In the comic opera Cosi fan tutte, Mozart attempted to reveal our natural instincts which are moderated by civilization and social rules

- With one of her most famous novel, Emma, J AUSTEEN achieved in showing us how social conventions are crucial to build a society, and take part of the “humanizing project”.

- Finally, C DICKENS, in Martin Chuzzlewit, defends the idea that human beings can only develop all its skills while living in an urban context.

 

 

As a closing to its thoughts, M MAGNET observes that nowadays, literature’s confidence era has ended up. Authors, even the best ones, are being impeded by the critics’ omnipresence: they are building an artificial universe only targeted at pleasing critics and not anymore at correlating humanity and its issues.

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Mardi 23 septembre 2008

 

Voilà bien longtemps que je n’ai parlé de politique. Non que cela ne m’intéresse plus, mais manquant de temps, je ne peux relever toutes les absurdités ou injustices qui traversent aujourd’hui notre grand pays. Mais à l’heure où le RSA (Revenu de Solidarité Active) va être généralisé, une question me taraude : Où est le piège ?

 

 

Le principe est simple et plutôt positif : Un revenu d’accompagnement au retour à l’activité. Destiné aux personnes en difficulté pour trouver du travail, il permet de compléter un revenu sur des contrats précaires afin que le retour au travail ne se traduise pas par une perte de revenu. Ce revenu, dont l’idée a été initiée par Martin HIRSCH, est financé par une taxation du capital. Comme cela est très bien expliqué –même si c’est sur un ton un peu polémique -  ici, ne sont taxés que les capitaux des épargnants moyens (il me semble qu’un petit épargnant se contente d’un livret A ou de s’acheter une maison, mais je me trompe peut-être) puisque les plus gros capitaux sont protégés par le paquet fiscal. On ne va pas y revenir, c’est une injustice, faussement justifié par le souhait de retenir les grosses fortunes en France (et la marmotte…).

 

 

Pourtant, je n’en démords pas, le projet est bon, et malgré ses travers, aidera nombre de français à revenir à une situation plus saine et à se relancer dans la vie active. Alors, où est le piège… ?

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Dimanche 20 avril 2008
17 Avril 2008, à l'âge de 94 ans, après une vie dévouée à la création et à l'engagement politique, Aimé Césaire nous a quittés. Il emporte ses éclats quotidiens, mais nous laisse son oeuvre et sa croyance profonde en l'homme.

Né aux Antilles, il quitte à 18 ans son île, l'île aux fleurs pour entamer un cycle d'études littéraires à Paris, classes préparatoires à Louis le Grand puis ENS. Le petit nègre venu des Îles s'y fera un ami dont le nom est également gravé dans nos mémoires: Leopold SENGHOR. Ensemble déjà, ils s'observent, s'interrogent et s'enseignent : "Il était nègre, moi aussi, nous comparions nos expériences. C'est un Africain, je suis Martiniquais, nous avions des points de rencontre, nous avions aussi des interrogations".

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En 1934, il fonde le journal "L'etudiant noir", s'interrogeant sur "la question nègre [...] pas la question de la langue, mais la question nègre"! En voici un qui n'avait pas sa langue dans sa poche. C'est après son retour en Martinique, alors professeur de français au lycée Victor schoelcher, qu'il se lance dans l'ériture politique et poêtique. Parmi ses oeuvres, Le Discours sur le colonialisme reste indiscutablement le plus polémique et le plus fort, il entend "y pousser d'une telle raideur le grand cri nègre, que les assise du monde y seront ébranlées". Et ainsi qu'avec autrui, il ne sera jamais indulgent avec lui-même et les siens souhaitant simplement dévoiler des vérités pour ensuite les combattre. L'Antillais lui paraït un faricain déporté, pire qu'un nègre parce que privé de langue, sans religion ni histoire propre, somnolent et soumis, dans l'ignorance parfaite de la Métropole.

Bien sûr en tant qu'originaire des îles, en tant que mélangée de sang d'esclaves et de maîtres, je ne peux qu'être émue, par ses mots et par sa disparition. En tant qu'élève assidue de la République Française, je ne peux que m'interroger sur la pertinance de ses accusations (qui le sont bien sûr!). Enfin, en tant que femme de "couleur" dans le monde d'aujourd'hui, je ne peux qu'applaudir l'éveil des consiences qu'il a effectué toute sa vie. Hélas, certaines résistent (trop!), alors pour lui rendre hommage, soyons tous "'la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, [...] la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir."


Source: Le Monde du 17 AVril 2008
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Mardi 15 avril 2008

J’entends une voix qui me demande de me lever. Une voix que je n’entend pas le matin d’habitude. La voix de maman. Mon éveil à la conscience me le confirme. Je ne devrais pas entendre cette voix à ce moment-là. Je ne suis pas en vacances. D’ailleurs, je ne suis pas dans la chambre de vacances, et cette chambre n’a pas la bonne couleur. Elle est verte, d’une vert pomme vif. J’ai longtemps pensé que c’était par originalité que ma chambre avait été peinte ne verte, mais non, c’était uniquement parce que le pot était en solde ! Je me tortille un peu sur la lit : petit lit du bas dans un superposé. Décidemment, je ne sais pas bien ce qui se passe mais c’est très très bizarre. Il fait aussi une chaleur surprenante pour un mois d’avril. Je finis par me lever et sortir du lit. En tirant les draps et retapant l’oreiller, je me rends compte qu’il y a un livre sous celui-ci, je faisais souvent cela quand j’étais petite, glisser mon livre sous l’oreiller pour qu’il m’accompagne dans mes rêves !

 

Mon bel oranger : pas l’édition ancienne que je lisais hier soir, non, l’édition de poche que j’avais au collège avec l’enfant mi-humain, mi-arbuste, et cette touche aquarelle qui traduit si bien leur fragilité commune. Quand on parle du pourvoir des livres, pour moi, il ne s’agit pas de voyage dans l’espace et le temps, mais il semble bien que cette fois ce soit le cas. En me levant je me suis aperçue dans le miroir sans y faire attention, mais là, je recule de quelques pas : il est évident que quelque chose s’est passé : mon esprit s’était bloquée entre 8 et douze ans à cette fameuse taille d’1m32… et bien m’y voilà revenue ! 1m32, maigrichon et le dos de travers, un nuage de cheveux noirs au-dessus de la tête.

 

Maman arrive, elle me passe un gant humide sur le visage et me dit d’aller me laver les dents. Voilà bien longtemps que je n’avais pas senti sa main, même au travers d’un gant froid sur mon visage. Comme il est bon de retrouver ses miettes d’enfance, même si la perspective d’une ennuyeuse journée de classe me freine, j’ai très envie de revoir les copines, la cour de l’école et tout ce qui a fait ma vie de mon œil averti !

 

Évidemment tout paraît plus petit, surtout les gens. Une seule chose est restée immuable dans ma mémoire : la vue sur la mer depuis la cantine. Cette mer que je longe pour rentrer à la maison, l’après-midi avant de passer une petite heure devant la télé avec maman en mangeant mon goûter. L’arrivée de la nuit m’angoisse un peu : et si je repartais… et si….Mais le sommeil me gagne car la journée riche en émotions m’a épuisée.

 

Une voix me dit de me lever, un tout petit nez abricot me touche les paupières… Me revoilà, bien moi, avec la bonne taille et la bonne coupe de cheveux…. Prête à vous raconter maintes et maintes bêtises !

 

Pour lire le voyage dans le temps des autres rédacteurs de ce mois-ci : 1/ Laurent, 2/ Noelia, 3/ Bergere, 4/ Bertrand, 5/ JvH, 6/ Jean-Marc, 7/ Hibiscus, 8/ Anne, 9/ Julien, 10/ Joël, 11/ Chantal, 12/ Looange, 13/ Jo Ann v, 14/ William, 15/ Catie, 16/ Lelynx, 17/ Cecfrombelgium, 18/ Gally, 19/ La Nymphette, 20/ Julie70, 21/ Gazou, 22/ JulieMeunier, 23/ BlogBalso, 24/ Celine, 25/ Vladyk, 26/ Lydie, 27/ Optensia, 28/ Denis, 29/ Julie, 30/ Isabelle, 31/ Froggie, 32/ Christophe, 33/ Aurélie N, 34/ Le chat qui, 35/ Lodi,

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Jeudi 10 avril 2008

J’ai lu en passant cette question sur le blog de Philippe ainsi que la réponse d’Hélène (dans ses jardins). Même si je ne suis pas directement interrogée, je réponds quand même parce que c’est un sujet dont j’aime parler (écrire…)

 

J’aime Lire, oui, depuis toute petite. Je ne me souviens pas d’une période de ma vie qui n’ait été accompagnée de livres. La plupart du temps des romans, quelques pièces de théâtre toujours du même acabit (Electre, Antigone, Iphigénie) ont ponctué ce parcours : cela me vient de ma sœur, sa fascination pour Cyrano a éveillé ma curiosité, pourtant cette pièce-ci n’a jamais emporté mon cœur.  Mais le roman est mon genre favori (comme c’est original !). Je me suis souvent laissé emporter par la main par de jeunes imberbes en mal d’amours (et de sexes… et de drogues…), me suis souvent émue des aventures et déconvenues de jeunes éffarouchées. Comme l’auront compris ceux qui me lisent régulièrement c’est davantage le roman de société auquel j’adhère, même si certaines fantaisies ne font de mal à personne.

 

Je crois que c’est aussi pour cela que je lis, pour m’évader de ce monde et essayer de le comprendre, de comprendre ses fondements, se questionnements, ces problèmes, ce qui le mène et le détruit. Pour y trouver ma place aussi, et Dieux sait que j’ai du mal ! Je ne désespère pas cependant de trouver la clé au détour d’une page, ou à défaut d’une pellicule.

 

La lecture est pour moi un acte infiniment intime et éminemment social. Intime car peu important la justesse de notre langage il nous sera à jamais impossible de décrire ave justesse le sentiment qui nous a habité à la lecture d’une page ou d’une phrase. Éminemment social, car par-delà les conversations de salon, la lecture nous ouvre au monde, et ouvre le monde devant nous. Elle ne remplace pas l’expérience et la rencontre de l’autre mais donne une bonne appréhension, de ce qu’il ne faut pas faire, même si ce qu’il faut faire n’est gravé en nul endroit.

 

Alors, oui, j’aime Lire, pour toutes ces raisons, et surtout qu’y a t-il de mieux à faire ?

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Samedi 15 mars 2008
Et voici revenu le temps de la rédac' du mois: un sujet , une floppée d'auteurs en herbe ou déjà germés.... Ce mois-ci nous sommes encore fort nombreux à nous être penché sur le sujet.


Ma vision de ces belles notions que sont « Les bonnes manières, le savoir-vivre, la politesse, la bonne éducation » est toute paradoxale. En effet, quoi de plus évident que la politesse ? C’est la première composante du « Vivre ensemble ». C’est ce qui permet d’accepter la vie en communauté, de supporter la promiscuité. Pourtant, non, ce n’est pas une évidence pour tous ! Trop nombreux sont ceux pour qui les principes de base ne sont pas acquis : dire bonjour le matin, laisser les toilettes propres en sortant…


Quant à dire que cela nécessite des cours à l’école. Laissez-moi rire. Car ceux-là même dont je parle plus haut sont des « hauts potentiels » comme on les appelle des personnes de bac + 5 à bac + 18, et qui n’ont retenu de leurs LONGUES études et de leurs familles aisées que le sentiment d’être infiniment supérieurs au commun des mortels et sûrement pas ces bases fondamentales. Parfois, cela m’effraie.


Et pourtant ce n’est pas à dire que je suis une maniaque des bonnes manières et de l’étiquette. Non non, non ! Bien au contraire. Rien ne m’exaspère davantage que certaines manies mondaines. Porter des collants sous une jupe parce que la peau nue, ca ne se fait pas. Porter des mi bas dans les chaussures. Ne pas toucher la nourriture avec les doigts (et comment finit-un un os de poulet alors ?). Ne pas manger dans la rue. Ne pas chanter dans le métro. Un peu de fantaisie que diable, un peu d’humour, un peu d’Odette Toulemonde, et le monde n’en sourira que davantage.


Alors voilà, la politesse, le savoir-vivre oui, mais le tout "détendu du mobile", avec plaisir et sans contraintes harassantes. On peut être polis avec le sourire !
 
Lisez donc là les contributions des autres journalistes de haut vol...1/ Laurent, 2/ Olivier, 3/ Bergere, 4/ Bertrand, 5/ JvH, 6/ Jean-Marc, 7/ Lady Iphigenia, 8/ Julien, 9/ Christophe, 10/ Hibiscus, 11/ Bluelulie, 12/ Anne, 13/ Joël, 14/ Looange, 15/ V à l'ouest, 16/ Jo Ann v, 17/ William, 18/ Catie, 19/ Nanou, 20/ Isabelle, 21/ Lelynx, 22/ Cecfrombelgium, 23/ Gally, 24/ Froggie, 25/ La Nymphette, 26/ Julie70, 27/ Aurélie N, 28/ Gazou, 29/ JulieMeunier, 30/ BlogBalso, 31/ Celine, 32/ Vladyk, 33/ Hpy, 34/ Lydie, 35/ Lucile, 36/ Guy Cardinal, 37/ Optensia, 38/ Linda, 39/ Denis, 40/ Yibus, 41/ Julie!
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Vendredi 15 février 2008

Le principe est simple: le 15 du mois à midi heure de Paris, les rédac' blogueurs écrivent tous un billet sur le même sujet. Hormis quelques règles simples, la liberté est totale. Comme d'habitude je suis un peu en retard bouh, c'est pas bien.


Ce mois-ci: la thème est "Mon blogue, ma drogue"

C'est volontairement que j'ai écrit "BLOG" dans le titre. En effet, le blog fait pour moi partie de ce snouveaux outils de communication, qui créent un début de lan esperanto, mélange d'anglais et de termes de programation informatique, ainsi , un blog est un "web-log". Comme l'indique wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog)  , Un blog ou blogue (mot-valise de web log) est un site web constitué par la réunion de billets écrits dans l'ordre chronologique, et classés la plupart du temps par ordre ante-chronologique (les plus récents en premiers). Chaque billet (appelé aussi note ou article) est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires ou opinions personnelles.



Cela fait un an et demi (depuis mai 2006) que j'ai un blog, en fait , j'en suis à mon deuxième. Le premier "les lectures de la nymphette", initialement appelé "Lecture tendresse" avait été renommé suite à certaines remarques d'une amie disant que ce titre était nié. Avec le recul, je me dis, un peu comme Forest Gump que n'est niaise que la niaiserie. Ce titre exprimait parfaitement ce que sont pour moi mes lectures, à savoir un refuge loin du monde dur et froid dans lequel je travaille, et mon blog, cet espace personnel destiné à mon expression, était lui aussi tout à fait à l'image de ce que je souhaitais… Mais parfois, on le laisse conduire par la voie du peuple. Ainsi est né « Les lectures de la nymphette »

 

Un an plus tard, élections présidentielles françaises. Je vis avec horreur les premiers sondages annoncer mon candidat anti-fétiche vainqueur, l’annoncer comme le futur président de la France , lui qui n’avait pendant le peu de carrière politique que je lui connais fait montre que d’intolérance, de manque de diplomatie, d’insolence bête et de violence verbale- par exemple lors de la crise des banlieues en Novembre 2005. Il était déjà alors tout ce que j’abhorre, chacun de ses discours me confortait dans mon appréhension intuitive. Je me retrouvée avec ses idées très fortes ses engagements politiques dans lesquelles je voulais me lancer et personne dans mon entourage pour m’écouter. Et cet espace uniquement dédié aux livres que je ne souhaitais pas profaner avec des notes trop politiques qui auraient attiré la foule malveillante des oiseaux de nuit de l’UMP, comme les blogs de droite attiraient les chauves-souris socialistes. Et je ne voulais pas de cela.

 

6 mai 2007. Assise confortablement dans mon appartement parisien, j’entends aux Guignols de l’Info (pas la peine de regarder TF1 ou PPDA jubile comme un abruti depuis 17h) que la France s’est choisi un destin de rupture pour les cinq prochaines années, je ne disserterais pas ici de ce que je pense de ce terme de « RUPTURE » (humhum). Le tournant était pris.

 

Pourtant dès le lendemain matin, sur les blogs, militants, juste politiques, sur tous les autres aussi, des messages de tristesse s’élevaient. Des messages de peine. Des messages de colère. Mais nous sommes en démocratie, et il est impossible de revenir en arrière. Ne nous restent que les mots, que la voix pour exprimer notre désarroi. Voici comment est né « Plus ». AU croisement de ma passion pour la lecture et de mon souhait de plus en plus fort d’engagement politique, au cœur de mon envie d’écrire, de partager de découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux destins, de nouveaux amis peut-être…

Mon blog est plus que ma drogue, il est ce que je suis au fond, ce que je suis avant d’entrer au bureau le matin, et quand j’en ressors le soir, ce que je suis avec celui que j’aime et ceux que j’aime. Il est ce que je suis quand je ne suis forcée à ne porter aucun masque. Qu’il soit anonyme n’importe pas, il l’est davantage pour protéger mes proches que moi-même, car je considère que mes notes,s i elles sont parfois engagées, offrent (ou tentent d’offrir) un chemin d’ouverture pour comprendre l‘autre et trouver une voie médiane qui soit meilleure.

 

Allez donc lire, les confessions des autres toxico : 1/ Laurent, 2/ Olivier, 3/ Bergere, 4/ Bertrand, 5/ JvH, 6/ Jean-Marc, 7/ Lady Iphigenia, 8/ Julien, 9/ Chantal, 10/ Christophe, 11/ Hibiscus, 12/ Bluelulie, 13/ Anne, 14/ Hpy, 15/ Joël, 16/ Looange, 17/ Loïc & Hyun-Jung, 18/ Jo Ann v, 19/ V à l'ouest, 20/ William, 21/ Catie, 22/ Nanou, 23/ Isabelle, 24/ Gally, 25/ Froggie, 26/ La Nymphette, 27/ Julie70, 28/ Aurélie N, 29/ Gazou, 30/ JulieMeunier, 31/ BlogBalso, 32/ Celine, 33/ Vladyk

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Mercredi 16 janvier 2008
Ahhh le petit déjeuner, le moment le plus gourmand de la journée. Cette simple expression me fait penser aux vacances, aux jours de congé, aux séjours en hôtel. Les longues matinées passées sur la terrasse au soleil à décider quelle confiture faite-maison agrémentera la tartine de baguette chaude. À grignoter des céréales sans lait en regardant les émissions pour enfant. La course au buffet à volonté quand petite nous étions allées à l’Île Maurice.
 
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Car je dois l’avouer, j’ai un problème avec la nourriture… je l’aime. Je suis plutôt salé que sucré, enfin, j’aime quand même la confiture le miel et les brioches ! Je préfère les fruits aux pâtisseries, mais globalement, le frigo et moi sommes plutôt copains !
 
A l’île de la Réunion, le petit-déjeuner n’est pas une grande tradition, disons même que c’est pour le créole le repas le moins important de la journée, -peut-être parce qu’on ne peut pas y manger de riz-. C’est donc avec délectation que j’ai découvert adolescente les merveilles des céréales, la joie des tartines grillées beurrées, le grand bonheur de la baguette chaude au beurre au sel de Guérande. Quant aux confitures, j’ai passé de nombreux après midi brulants au-dessus de la marmite de fruits bouillant doucement.
 
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Finalement je reviens à ma tradition familiale, le petit-déjeuner est rarement plus que deux fruits grignoté en solitaire devant la télé. C’est un peu triste de se dire qu’on ne peut même pas prendre le temps de partager à deux une demie baguette fraîche… de ne pas prendre le temps de vivre finalement ! Car quand la journée commence comme cela, l’après-midi est rarement passé à flâner ou bouquiner…
 
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Samedi 12 janvier 2008
Source: Edition en ligne du TIME (Europe) un article écrit par D MORRISON/ Paris

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Nos amis européens s'inquiètent pour la France. En effet, face aux géants culturels américains et anglais, il semble que nos artistes perdent un peu pied et se laissent dépasser dans tous les domaines. Pendant une bonne page, l'auteur nous parle de feu la grande culture française: du cinéma des années 60 (La Nouvelle Vague) aux artistes en "IST" tels les impressionistes et surréalistes, et aux chansnonniers Aznavour, Trenet et Piaf. J'avoue que dans ce passage mon moment préféré est  "Quick: name a French Pop star who is not Johnny Hallyday" -limitons-nous la culture américain à "Independance day"?

Quant au paragraphe de ce premier passage... "France diminished cultural profile would be juste another interesting national crochet [...] if France were not france" et de continuer sur les explications de cette phrase: Vu de l'extérieur, la France serait une sorte de niz d'artistes, alliant mission civilisatrice et bohème à Montmartre, le tout GRASSEMENT subventionné par l'Etat français - notamment, est cité le nombre probablement incroyable vu des States d'employés du ministère de la Culture -11 200-. Un pays dans lequel il est scandaleux que la production culturelle puisse diminuer tant en quantité qu'en qualité.

Heureusement, tout n'est pas de notre fait. Un critère majeur explique notre "déclin culturel":
Le Français n'est que la douzième langue parlée dans le monde (très pertinent comme argument, dans la mesure où la première langue parlée est le chinois, probablement la terre de la culture en ce début de XXI ° siècle!)
Mais il n'en demeure pas moins que l'égocentrisme caractéristique de nos auteurs et réalisateurs affadissent la production.

Et là couperet, tenez-vous bien: "Sarkozy has proposed an expansion of art-history courses for high schoolers". Arrétez-moi si je me trompe, je ne pense pourtant pas avoir passé les huit derniers mois dans une grotte mais mon ressenti face à cette politique est tout autre. J'ai plutôt retenu qu'il n'était pas bon de trop réfléchir et que les "humanités" ne servaient à rien sur le marché du travail... De la même manière, arrive comme un cheveu sur la soupe l'évocation du souhait des jeunes français d'intégrer la fonction publique plutôt que l'entreprise privée : Quel rapport avec la culture?

Ce n'est que la fin de l'article, soit après quatre pages de généralités absconsses que l'on en arrive à un sujet intéressant: le rôle de la France en tant que creuset des autres cultures. Le Time explique en effet, qu'il n'est nulle autre pays où les oeuvres d'origines diverses sont ainsi acceuillies. Mieux, elles sont même intégrées pour former une nouvelle culture métissée qui ressemble au visage de la France d'aujourd'hui -n'en déplaise à M Le Pen ou Hortefeux, "ma France à moi" est bien celle-là qui achète dès que disponible le dernier roman de Faiza Guène en poche, le 2° volume du manga Cats' et qui fond de plaisir en regardant "Into the wild"-.


Ainsi malgré un début plus que chaotique et pessimiste, la note finale a clairement pour moi relevé le niveau global de l'article. Reste à espérer que tous les lecteurs aient tenu jusque là!



NB: les fans de Proust ne pourront qu'être scandalisés par le jeu de mots du titre de l'article!
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Vendredi 4 janvier 2008
 
Il y a de cela quelques années, alors que les études agitaient devant moi le drapeau enviable de la réussite sociale je me souviens avoir entendue de l’une de mes semblables qu’elle souhaitait travailler dans le luxe « car le luxe apporte au monde quelque chose en plus et permet à tout un chacun d’exprimer sa personnalité ».
 
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Je me souviens déjà à l’époque avoir écarquillé les yeux en me demandant comment une courge pareille pouvait prétendre à faire partie de « l’élite ». Me voici six ans plus tard, avec une chose que l’expérience m’a apprise, l’élite est loin d’être celle que l’on pense, et avec une seule conviction, celle que décidemment, non, ce ne sera pas le luxe qui me permettra de montrer au mieux ma personnalité. Cela ne vaut peut-être que pour moi, mais j’ai quand même l’intuition que cela se situe plutôt au niveau de la valeur de l’être, de ce que les gens gardent à l’esprit après vous avoir connu. Ce vague sentiment que vous êtes quelqu’un de bien, quelqu’un de généreux, de doux, d’espiègle ou de taquin. Que l’apparence que laisse un beau bijou ou une fourrure (beurk) n’est que très fugace.
 
Pourtant, je ne peux pas dire que je n’aime pas l’argent, je ne peux pas dire non plus que je n’en ai pas. J’ai fait des études pour cela et je fais un travail que je ne suis pas encore tout à fait sûre d’aimer pour que cela ne soit pas un problème. Pour qu’à aucun moment je ne me demande si j’ai les moyens ou pas. Outre ma subsistance, quelques plaisirs de bouche et mes livres, seul le plaisir que je pourrais apporter aux autres par un cadeau semble intrinsèquement lié à ma fortune personnelle. Bien sûr cela ne dépend pas seulement du prix que l’on y met. Mais c’est tout de même agréable de faire un bon cadeau, coûteux si ce n’est luxueux à ceux que l’on aime. Mon luxe à moi c’est cela, pourvoir offrir sans compter, alors oui, finalement peut-être que mon luxe me permet d’exprimer ma personnalité. Oui, mon luxe est de voir les yeux de ma grande sœur pétiller de joie lorsqu’elle ouvre l’un de mes cadeaux parce qu’elle sait qu’il aura été choisi pour elle avec amour…

 
D'autres rédacteurs:


Jo Ann , Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Isabelle, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Marie, Anne B, V à l'ouest, Froggie, William, Catie, Nanou, Lelynx, Cecfrombelgium et Gally

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Milan KUNDERA in L’insoutenable légèreté de l’être

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